
Metissacana
PRESENTATION RAPIDE DE L'INTERNET
Qu'est-ce qu'un serveur internet
Un lien entre hommes et machines, au delà des
frontières
Trente ans d'évolution
Les outils dont vous avez besoin pour naviguer et
communiquer sur internet
Le comportement sur l'Internet
Lexique
L'Internet, qu'est-ce que c'est? Rien de plus qu'un groupe de
réseaux informatiques interconnectés, ce qui lui a donné son
nom : INTERconnected NETwork.
En fait, l'intérêt principal de l'Internet est de supprimer les
frontières. Frontières physiques, d'abord : l'Internet permet
aux humains de communiquer à l'aide de leur ordinateur avec des
correspondants du monde entier, qu'il s'agisse de transmettre des
messages, de lire des données, de charger des fichiers...
L'Internet vous permet donc, depuis votre salon, votre bureau ou
votre bibliothèque universitaire, de vous déplacer dans le
monde entier pour le prix d'une communication téléphonique de
base.
Frontières matérielles, ensuite : l'Internet permet d'échanger
entre plates-formes différentes, qu'elles soient MS-DOS,
Windows, Mac, Unix, grâce à un protocole de communication
commun dénommé TCP/IP, en clair Transport Control
Protocol/Internet Protocol.
Vous avez atteint le site du Metissacana par le World Wide Web
(WWW), en bon français, la Toile d'araignée mondiale. Le WWW
est l'évolution la plus récente de l'Internet, puisqu'elle date
de 1989, lorsqu'un chercheur du CERN (laboratoire européen de
recherche sur la physique des particules), M. Tim Berners-Lee
inventa ce nouveau système de distribution de l'information sur
l'Internet ainsi que son langage, l'Hypertext Markup Language
(HTML), en bon français, langage hypertexte de description de
page. L'adoption rapide de ce système de distribution de
l'information et du langage HTML par un certain nombre de
services a conduit à la mise en place d'une organisation
dénommée W3 Consortium, dirigée par le CERN, le MIT et
l'INRIA. Mais ne confondez pas WWW et Internet : pour être le
plus populaire des systèmes de distribution de l'information, le
WWW coexiste avec d'autres systèmes, comme Gopher, Telnet,
FTP..., souvent moins conviviaux, mais tout aussi efficaces.
Cela nous conduit à revenir aux origines. L'Internet a déjà
plus de trente ans, contrairement à ce que les médias français
ont longtemps cru. Pur produit de la guerre froide, l'Internet
est à l'origine l'expression d'un besoin émis par le Pentagone,
qui désirait disposer d'un système de communication et de
transmission de données qui, de par son maillage et sa
décentralisation, ne serait pas détruit par une attaque
nucléaire du Pacte de Varsovie. Mis en place en 1969, l'ancêtre
de l'Internet, ARPANet permet d'effectuer des échanges entre
centres de recherche, universités et militaires. Face à
l'accroissement de la demande, la National Science Foundation
(NSF), gestionnaire du réseau, offre très vite une nouvelle
structure, NSFNet. En 1983, le NSFNet est remplacé par une autre
structure, l'Internet, qui se retrouve saturé en 1988... et se
trouve être sauvé par l'équipe Berners-Lee. La publicité
commerciale apparaît sur le Net en 1991 et les entreprises
commencent à pulluler. Dernière évolution de structure, en
1995 : la NSF jette l'éponge et laisse aux entreprises privées
le soin de gérer le réseau. L'Internet géré par des
organismes propres à chaque pays, qui se regroupent au niveau
continental, et rentrent en contact avec les États-Unis par le
biais de lignes à très haut débit (de l'ordre de 10 Mbits/s).
Et c'est par l'intermédiaire des États-Unis que vous êtiez en
contact avec le reste du monde jusqu'à l'arrivée des lignes
canadiennes et françaises pour ce qui est du Sénégal.
Au commencement, il vous faut un ordinateur : PC, Mac, UNIX et,
peut être bientôt, NC (Network Computer), qui est à Internet
ce que le Minitel français était au Vidéotex. Cet ordinateur
doit être connecté au réseau téléphonique, en RTC (réseau
téléphonique commuté) ou en RNIS (réseau numérique à
intégration de services, ISDN en anglais). Pour ce faire, on
utilise un modem (modulateur-démodulateur), qui permet de
traduire les signaux binaires émis par votre ordinateur en
signaux analogiques compréhensibles. Sa vitesse de transmission
est calculée en bits par seconde (bps), et c'est elle qui
conditionne la rapidité de votre accès au Net. Une vitesse de
14 400 bps est le minimum acceptable, 28 800 bps est une vitesse
confortable. Vous pouvez aussi demander une ligne RNIS, et
obtenir une vitesse de rêve de 115 000 bps.
Une fois acquis votre matériel, trouvez-vous un provider, en bon
français fournisseur d'accès au réseau, par exemple le
Metissacana au Sénégal. Celui-ci, moyennant une redevance de
faible coût, vous offrira une adresse pour votre courrier
électronique (E-mail) et vous affranchira des contraintes de la
poste traditionnelle, tout en vous communiquant les coordonnées
nécessaires à l'établissement de la communication avec le
reste du monde. Et c'est là qu'intervient TCP/IP !
TCP prend les messages que vous envoyez, les fragmente et les
numérote de sorte que le destinataire puisse les remettre dans
le bon ordre à l'arrivée.
IP adresse les messages, après qu'ils soient décomposés en
paquets, pour éviter qu'un utilisateur ne monopolise le réseau.
Votre correspondant vous donnera généralement un browser
(navigateur, en français), qui vous permettra de vous promener
sur le réseau, d'envoyer votre courrier et de télécharger vos
fichiers. Il peut également vous fournir des logiciels
spécifiques de courrier, pour Gopher, pour charger ou envoyer
des fichiers ou pour visualiser des sites Telnet.
Chaque réseau au sein de l'Internet a une adresse IP. Le
système DNS (Domain Name Structure) va traduire le nom de votre
réseau en adresse IP, suivant un code assez simple :
.com : entreprise commerciale ;
.edu : enseignement ;
.gov : institutions administratives et politiques ;
.mil : défense ;
.net : administrateurs de réseau ;
.org : organismes non lucratifs n'entrant dans aucune catégories
(organisations internationales, ONG).
L'extension internationale du Net a conduit à ajouter des
suffixes de lieu à ceux qui existaient déjà. Par exemple :
.fr : France ;
.za : Afrique du Sud ;
.sn : Sénégal ;
.uk : Royaume-Uni ;
.de : Allemagne ;
.cn : Chine ;
.ca : Canada ;
.qc.ca : Québec
Le WWW a permis la mise en place d'un système d'adresses
dénommé URL (Uniform Ressource Locator). L'adresse URL est
divisée en deux parties ; d'une part, un préfixe qui définit
le type d'accès : HTTP (Protocole de transmission hypertexte),
Gopher, FTP (Protocole de transmission de fichiers) ou Telnet ;
d'autre part, une adresse, permettant de rejoindre la partie du
réseau à laquelle on désire se connecter.
Par exemple, l'adresse URL <gopher://gopher.imf.org> permet
de rejoindre, par l'intermédiaire de votre navigateur, le site
gopher du Fonds Monétaire International. Notre cybercafé peut
être joint du monde entier par son URL
<http://www.metissacana.sn> ce qui signifie que vous nous
joindrez par lien hypertexte, par le WWW et que nous sommes une
entreprise située au Sénégal.
Vous n'emploierez pas les mêmes normes pour utiliser l'E-mail :
généralement, vous utiliserez le pseudonyme et le nom de son
provider, séparés un arobase @, qui se prononce " at
". Par exemple, si vous avez décidé de vous faire appeler
par votre nom de famille (N'Diaye, p.ex.) et que le Metissacana
est votre provider, votre adresse sera <ndiaye@metissacana.sn>.
Votre provider aura, pour transmettre votre courrier, mis en
place un serveur reconnaissant le protocole SMTP (Simple Mail
Transfer Protocol).
L'Internet permet aussi d'échanger en groupe : c'est le système
des Newsgroups. Les Newsgroups utilisent l'Usenet, partie du
réseau consacrée aux échanges. C'est là que vous parlerez
cuisine, politique, ordinateurs, et tout le reste... Ces
conférences virtuelles sont un lieu de foisonnement intellectuel
rare, permettant des échanges très intéressants entre gens du
monde entier. Les conférences peuvent s'effectuer en temps
réel, par l'intermédiaire de l'IRC (Internet Relay Chat).
Le Net est un lieu de communication débridé... Rares sont les
contrôles, et l'autodiscipline doit être la règle. Il vous
faut donc connaître les principes de savoir-vivre de base.
Soyez toujours polis et courtois. N'oubliez pas de toujours
saluer vos correspondants. N'agressez personne, pas même les
gens qui vous paraissent outranciers. Soyez toujours prudents
dans vos affirmations : dans un forum, n'oubliez pas que des
millions de personnes vous lisent, et votre crédibilité est en
jeu... Ne soyez pas sarcastique, votre humour national peut sans
doute se transformer en insulte ailleurs ! Soyez clairs, tout le
monde ne comprend pas parfaitement l'anglais ou le français.
Évitez autant que faire se peut les majuscules : cela correspond
à un cri !
Attention : les gougnafiers sont souvent sévèrement punis. Les
américains pratiquent le flamming, qui permet d'étouffer les
boîtes aux lettres électroniques des impolis ou qualifiés
tels, en les submergeant de messages, à un point tel que
l'accès internet des personnes visées peut être suspendu...
Pire, un étudiant belge qui avait raconté des blagues racistes
dans un groupe consacré à l'humour a été dénoncé à son
établissement scolaire, qui a refusé sa réinscription l'année
suivante, après avoir reçu des centaines de lettres de
protestation...
Sur le Net, il est difficile d'exprimer une émotion, puisqu'on
communique essentiellement par écrit, sur un écran d'ordinateur
plutôt froid. Pour l'exprimer, on utilise les Smileys (ou
émoticônes en français du Québec), qui, à partir de
caractères simples, vous permettent d'exprimer votre humeur à
votre correspondant. Inclinez votre tête à 90o vers
la gauche et vous comprendrez :
:-) : visage souriant. Vous êtes content.
;-) : visage souriant et clin d'oeil. Pour dédramatiser une
situation.
:-( : visage triste. Vous avez attristé votre correspondant.
:-7 : gasp! Vous avez fait une remarque trop sèche, et votre
correspondant l'a en travers du gosier...
:-I : visage indifférent.
:'-( : vous avez fait pleurer votre correspondant.
:'-) : votre correspondant pleure de joie.
C:-) : votre correspondant est très intelligent!
Voilà! Bonne navigation, et n'hésitez pas à poser des
questions à votre administrateur, et surtout à questionner vos
correspondants plus expérimentés.
Browser
Logiciel de lecture de données sur l'Internet, intégrant
images, textes, vidéos... Les plus populaires sont Netscape
Navigator, Microsoft Internet Explorer ou NCSA Mosaic.
Chat
Discussion à plusieurs en temps réel sur le réseau.
E-mail
Le courrier électronique. Traduit avec peu de bonheur en
Courriel
FTP
File Transfer Protocol (Protocole de transfert de fichiers),
qui permet l'envoi ou le téléchargement de fichiers.
Full-IP
accès internet permettant d'atteindre toutes les ressources
du réseau et en temps réel.
Hypertexte
Fichier mi-texte mi-graphique, pratiqué sur le WWW. Les
liens hypertexte permettent d'aller rejoindre un service sans
avoir à réintroduire son adresse.
HTML
Hypertext Markup Language.
HTTP
Hypertext Transport Protocol.
IRC
Internet Relay Chat. Conférences en temps réel sur
l'Internet
Newsgroups
Conférences Internet, chacune dédiée à un thème précis
PPP
Point-to-Point Protocol. Protocole de transmission fondé sur
TCP/IP permettant d'acheminer les données avec un modem.
RTC
Réseau téléphonique commuté, i.e. votre ligne habituelle
de téléphone
Simple-IP
accès internet en temps différé (e-mail ou participation
à un newsgroup).
SMTP
Simple Mail Transfer Protocol, protocole d'émission et de
réception de courrier électronique.
TCP/IP
Transmission Control Protocol/Internet Protocol.
Telnet
Architecture fondée sur TCP/IP. Pionnier de l'Internet. Sert
souvent pour accéder aux grosses bibliothèques.
URL
Uniform Resource Locator. Adresse d'un site. Précisons que
les browsers permettent de les mémoriser, dans les bookmarks
(signets en français).
WWW
ou W3. Le World Wide Web, en français Toile d'Araignée
Mondiale. Ensemble des ressources accessibles en hypertexte. Il
existe de 40 à 60 millions de pages Web, sur 130 000 serveurs et
la croissance est de l'ordre de 6 000 nouveaux serveurs par
mois...